Politique

  • Les mots piégés de la politique

    Présentation

    Discours piégés et mots détournés :
    Blanchet débusque propagande et endoctrinement.

    Philippe Blanchet met ici à jour la propagande implicite distillée dans les discours politiques et en particulier les mots détournés sous couvert de défense de la République. Il s’attache aux expressions les plus fréquentes de ces discours piégés, de radicalisation à incivilités.
    « Je suis indigné par ces mystifications. Déjouer les pièges sémantiques et idéologiques c’est retrouver la liberté d’expression, la confiance en sa propre parole. Pour changer de société, il faut contester le cadre qui nous est imposé dans lequel on pense, on débat, on agit. Il faut contester les cadres et donc contester les mots. »
    En débusquant l’endoctrinement dans les discours politiques, Philippe Blanchet démontre combien le pouvoir est aussi une question de langue, de discours et de vocabulaire.
     

    Philippe Blanchet est professeur de sociolinguistique à l’université Rennes 2. Il est spécialiste de la diversité linguistique et culturelle dans le monde francophone et expert en politique linguistique et éducative pour de grands organismes. Chercheur et enseignant engagé contre toutes les discriminations, il est membre de la Ligue des Droits de l’Homme.

  • Droit constitutionnel et institutions politiques (édition 2017/2018)

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  • Le néo-libéralisme à la française ; histoire d'une idéologie politique

    Lu dans la presse

    "Le néolibéralisme ne naît pas avec Thatcher mais à Paris, en 1938"
    François Denord, sociologue au CNRS, retrace la véritable genèse du néolibéralisme. Contrairement à ce qu’on entend parfois, cette doctrine n’a pas surgi ex nihilo il y a trente ans, mais remonte, au
    contraire, aux années 1930, époque où le libéralisme traversait une grave crise existentielle, sur fond
    de krach financier et de montée en puissance du soviétisme. Réunis à Paris, une petite équipe d’économistes et de dirigeants patronaux jettent alors les bases théoriques d’une doctrine visant à régénérer le libéralisme de l’intérieur. En un demi-siècle, le néolibéralisme a assis son hégémonie, jusqu’à verrouiller l’espace idéologique et politique. Bon nombre de candidats à la prochaine élection
    présidentielle s’en inspirent, même s’ils n’aiment pas s’en revendiquer publiquement… Récit d’une prise de pouvoir.

    HD. Vous rappelez dans votre livre que le néolibéralisme naît en France dans les années 1930. À cette
    époque, la croyance dans les vertus du marché a été ébranlée par la crise économique de 1929. Pouvez-vous nous parler un peu de ce contexte ?

    François Denord. Entre la Première Guerre mondiale et la crise des années 1930, on assiste à une remise en cause assez vigoureuse du libéralisme, qui se traduit par l’émergence de doctrines concurrentes, telles que le corporatisme et le planisme. Toutes deux proposent de diriger l’économie depuis l’État en s’appuyant sur un plan, qui implique la socialisation d’un certain nombre de secteurs. Un ministère de l’Économie nationale est créé en 1936. À l’extérieur, le libéralisme est battu en brèche par la montée en puissance du fascisme, d’une part, et de régimes tels que l’URSS, d’autre
    part. C’est dans ce contexte qu’un petit groupe d’individus va essayer de formaliser ce que serait une politique économique néolibérale.

    HD. Vous donnez l’acte de naissance de cette doctrine : le colloque Lippmann, à Paris, du 26 au 30 août 1938.

    F. D. Il s’agit d’une réunion organisée à l’initiative d’un philosophe français, Louis Rougier (1889-
    1982), associé à une maison d’édition, la Librairie de Médicis, qui a pour but de diffuser en France les
    grands théoriciens libéraux du moment. Parmi ces ouvrages figure un livre important, « The Good Society », de Walter Lippmann (journaliste américain et idéologue libéral – NDLR). L’ouvrage va servir
    d’étendard à tous ceux qui prônent une renaissance du libéralisme. Le colloque Lippmann vise à discuter des thèses du livre. Vingt-six personnalités s’y retrouvent, venues de différents horizons : hauts fonctionnaires, patrons, intellectuels… L’économiste autrichien Friedrich Hayek côtoie le jeune philosophe français Raymond Aron, on y croise de grands dirigeants de l’industrie française.

    HD. À quoi ressemble le néolibéralisme formalisé par le colloque Lippmann ?

    F. D. Il diffère d’un libéralisme réduit à sa plus simple expression, qui se contenterait de réclamer la
    non-intervention de l’État. Au contraire, le colloque admet que pour qu’un marché fonctionne et
    ne dégénère pas en économie de cartels, des conditions institutionnelles, juridiques et politiques sont
    nécessaires. L’État a donc pour fonction de construire des cadres réglementaires garantissant la
    concurrence, et éventuellement d’intervenir pour réparer les effets les plus néfastes du marché (aide
    aux plus démunis, etc.).

    HD. Que pèse le néolibéralisme au sortir de la Seconde Guerre mondiale ? En 1945, l’heure est
    plus aux nationalisations qu’au culte de la libre concurrence…

    F. D. Il est vrai que les réformes de structures mises en place à la Libération vont à l’encontre des principes libéraux : blocage des prix, Sécurité sociale, etc. Mais il ne faudrait pas non plus penser la France d’après guerre à l’aune de la seule parenthèse 1944-1946 : après 1946, c’en est fini de la vague de nationalisations, les communistes quittent le gouvernement et les socialistes les plus dirigistes sont exclus du pouvoir. On assiste ensuite à une alliance de centristes d’orientation
    plutôt libérale, qui vont tenter de renouer avec le libre jeu du marché et ouvrir l’économie française au
    commerce mondial.

    HD. Malgré tout, les néolibéraux mettront plusieurs décennies à parvenir au pouvoir. Dans votre livre, vous décrivez la Société du Mont-Pèlerin comme une citadelle du néolibéralisme : c’est de ce « think
    tank » que part la reconquête ?

    F. D. La Société du Mont-Pèlerin occupe une place centrale dans l’histoire du mouvement. Elle naît
    en 1947, à l’initiative de Friedrich Hayek, auteur d’un pamphlet à succès (« la Route de la servitude »,
    violente charge contre le socialisme – NDLR) et de l’économiste Wilhelm Röpke (père fondateur de
    l’ordolibéralisme, d’abord version allemande du néolibéralisme – NDLR). La première réunion a lieu
    au mont Pèlerin, en Suisse. Cette organisation aura essentiellement pour but d’animer des débats intellectuels et comptera, au total, un millier de membres. Milton Friedman s’impose comme figure de la Société dans les années 1960.

    HD. Friedman sera plus tard conseiller économique du président américain Ronald Reagan (1981-
    1989) : c’est à cette époque qu’on situe généralement le début de la contre-révolution libérale
    américaine. En France, la victoire des néolibéraux remonte au milieu des années 1970, à la faveur
    des chocs pétroliers ?

    F. D. Oui, même si le mouvement s’amorce dès les années 1950. Leur victoire est liée à la fois à la
    conquête par les libéraux de postes importants dans la fonction publique, à l’inscription de la France
    dans le Marché commun et au déclin d’organes de planification économique. La reconquête apparaît
    au grand jour sous l’ère Giscard-Barre (1976-1981). Valéry Giscard d’Estaing est le premier président néolibéral français, qui s’assume comme tel. Son premier ministre, Raymond Barre, est même un traducteur de Hayek.

    HD. Par la suite, une partie de la gauche française participe à l’institutionnalisme du néolibéralisme. Faut-il faire remonter cette « conversion » au virage de la rigueur de 1983 ?

    F. D. Le terme de « virage » est un peu piégeux, dans la mesure où la gauche elle-même est en proie à des divisions internes depuis les années 1970. Le Parti socialiste amalgame depuis le début des traditions différentes qu’il tente d’unifier derrière un vocabulaire marxisant. Le véritable tournant, c’est la victoire d’une aile chrétienne-démocrate, peu favorable aux nationalisations et liée à l’appareil d’État. Jacques Delors incarne parfaitement ce courant. Le fait qu’il a été choisi comme ministre des Finances par François Mitterrand dès 1981 est révélateur. Quand il arbitrera parmi ses conseillers en faveur de ceux qui prônent le maintien dans le système monétaire européen, le président fermera la parenthèse interventionniste.

    HD. Où en est le néolibéralisme en France aujourd’hui ? Sa victoire est totale ?

    F. D. Il est ultra-dominant. L’espace intellectuel et idéologique est complètement verrouillé. Remettre en cause l’économie de marché et son extension à l’ensemble des domaines de la vie paraît utopique
    dans le débat public. Il suffit de lire le programme de François Fillon, on dirait une définition du néolibéralisme ! Ça commence par « libérer l’économie », ça continue par la nécessité de « restaurer l’État », pour finir par l’attachement aux valeurs traditionnelles. Quant à Emmanuel Macron, c’est le grand retour de Giscard ! Son discours est calqué sur celui de l’ancien président, et il joue sur le même brouillage des étiquettes politiques : ni de droite ni de gauche…

    HD. Malgré tout, le néolibéralisme a plutôt mauvaise presse dans l’opinion : les hommes politiques
    hésitent toujours à adopter un discours à la Thatcher, ouvertement anti-État… Alain Juppé, par exemple, plaidait même pour un « État fort ».

    F. D. Il ne faut pas se tromper sur la notion d’État fort. Un État fort, ça peut être un État policier, qui sanctionne les écarts de conduite. Le néolibéralisme ne veut pas en finir avec l’État. Il a besoin d’un État qui intervienne, voué à la préservation des structures de marché et au maintien de l’ordre social.

    Entretien réalisé par Cyril Bouganda.

    Pour en savoir plus :
    « Le Néolibéralisme à la française, histoire d’une idéologie politique », de François Denord.
    Éditions Agone, 2016, 466 pages , 15 euros .
    Le néolibéralisme évoque les figures de Margaret Thatcher, de Ronald Reagan, et leurs politiques : déréglementations, privatisations, mise au pas des syndicats. Pourtant, à considérer le cas français,
    cette contre-révolution s’enracine plutôt dans le bouillonnement intellectuel de l’entre-deux-guerres, lorsque des économistes, des patrons et des hauts fonctionnaires jetèrent les bases d’un libéralisme nouveau, se voulant une troisième voie entre le « laissez-faire », jugé moribond, et la planification, supposée faire le lit du socialisme. Ce livre retrace, à partir de documents d’archives inédits, la longue
    marche de l’idéologie néolibérale et explique comment elle s’est institutionnalisée en France.
    Sociologue au CNRS, François Denord est membre du Centre européen de sociologie et de science politique (EHESS université de Paris-I). Ses travaux portent principalement sur les milieux dirigeants.
    Il vient de publier « le Concert des puissants », avec Paul Lagneau-Ymonet, chez Agone.
    Cyprien Boganda
    L'Humanité Dimanche , 2 au 8 février 2017

  • L'essentiel des institutions politiques et administratives de la France (édition 2017/2018)

    Présentation

    L’ensemble des connaissances nécessaires à la compréhension des institutions politiques et administratives françaises est présenté dans cet ouvrage, de façon claire et structurée en quatre grandes parties :
    - les éléments de droit constitutionnel : l’État, la Nation, les libertés publiques, la représentativité et la Constitution de 1958 ;
    - les institutions politiques : le président de la République, le Gouvernement, le Parlement, les autres organes constitutionnels, les droits des citoyens, le Défenseur des droits ;
    - les collectivités territoriales : la commune, l’intercommunalité, le département, la région ;
    - les institutions judiciaires : l’organisation judiciaire, les juridictions de l’ordre judiciaire et les juridictions de l’ordre administratif.
    Cette édition est entièrement à jour au 15 août 2017.

    Points forts
    Réviser et faire un point actualisé 
    À jour des dernières évolutions législatives, réglementaires et jurisprudentielles 
    Sous forme rédigée, une synthèse rigoureuse, pratique et à jour de l’ensemble des connaissances que le lecteur doit avoir sur cette matière.  

    Dominique Grandguillot a plusieurs années d’expérience dans la formation supérieure. Il est auteur de plusieurs ouvrages dans le domaine juridique.

  • Lexique de science politique ; vie et institutions politiques (4e édition)

    Présentation

    Non seulement il passe au crible les institutions et les acteurs de la vie politique nationale, mais il donne toutes les clés de lecture pour comprendre les transformations européennes et les nouvelles dynamiques politiques de la mondialisation
    Il est destiné aux étudiants des cursus de droit, d'histoire, de philosophie et de journalisme, mais aussi aux élèves de Sciences-Po et des classes préparatoires.
    Sommaire
    Plus de 1 200 notices dans les domaines suivants :
    - Institutions, régimes politiques, administration
    Sociologie politique
    Vie politique internationale, relations internationales, questions internationales et mondialisation
    Grands courants, débats, disciplines, idées, idéologies et doctrines politiques

  • L'essentiel de l'histoire constitutionnelle et politique de la France ; de 1789 à nos jours (édition 2017/2018)

    Ouvrage à feuilleter

  • Droit constitutionnel et institutions politiques (11e édition)

  • Droit constitutionnel et institutions politiques (édition 2016/2017)

    Ouvrage à feuilleter

  • Introduction à la science politique (11e édition)

    Présentation

    Ce Mémento présente les controverses méthodologiques qui traversent la science politique. Il identifie et commente les problématiques de la matière : l'émergence et la spécificité du politique, les acteurs, les enjeux et les mécanismes du champ politique, les types de légitimation et les formes d'organisation des pouvoirs politiques ou les tentatives de classification des régimes politiques. 
    L'ouvrage poursuit trois objectifs indissociables : 
     faire état des difficultés auxquelles se heurte une discipline jeune pour creuser son sillon dans le champ plus vaste des sciences sociales et revendiquer à son profit le titre gratifiant de « science » ; 
     présenter les controverses méthodologiques qui traversent la science politique et qui tiennent, pour une part, à l'héritage des autres sciences sociales, pour une autre part, au caractère mouvant et incertain du phénomène politique ; 
    • identifier et commenter les problématiques qui, à défaut d'unifier subjectivement la communauté politologique, la soudent intellectuellement autour d'objets communs : l'émergence et la spécificité du politique, les acteurs, les enjeux et les mécanismes du champ politique, les types de légitimation et les formes d'organisation des pouvoirs politiques ou encore les tentatives de classification des régimes politiques. 
    L'ambition de cet ouvrage est moins de codifier une science achevée, sûre de ses méthodes et de ses objets, que de témoigner de la richesse et de la vitalité mais aussi de l'incertitude et de l'inconfort qui entourent la « dernière venue des sciences sociales ».

    Sommaire

     

    I. La genèse laborieuse de la science politique 
    L'obstacle institutionnel 
    L'émancipation progressive
    II. La prétention scientifique d'une discipline
    La question des méthodes
    La question des valeurs 
    La question des objets
    III. Le politique comme mode d'institution du social
    Les paradigmes de la domination
    Les paradigmes de la démocratie
    IV. Le politique comme mode d'activation du social 
    La problématique néo-wébérienne : la structuration d'un champ politique
    La problématique démocratique : l'enracinement d'un espace de citoyenneté
    V. Le politique comme mode de régulation du social 
    La dimension heuristique : la boite à outils des politiques publiques 
    La dimension compréhensive : le sens des politiques publiques 
    La dimension historique : les transformations de l'action publique
    VI. Le désenclavement de la science politique
    L'étude des relations internationales
    L'analyse des régimes étrangers

  • Institutions politiques et administratives de la France (édition 2017/2018)

    Présentation

    La connaissance des institutions politiques et administratives est indispensable pour comprendre le fonctionnement des pouvoirs publics en France. C’est l’objet de ce livre qui développe successivement le droit constitutionnel et les institutions politiques, les collectivités territoriales et les institutions judiciaires.
    Cet ouvrage est une synthèse claire, structurée et accessible sur tous ces sujets. Il tient compte de la plus récente actualité dans tous ces domaines et est entièrement à jour de ce qu’il faut savoir pour l’année universitaire à venir.

    Points forts

    Acquérir les connaissances qui me sont nécessaires
    Une synthèse claire, structurée et accessible pour l’étudiant
    À jour de toute l’actualité politique, administrative et judiciaire

    Dominique Grandguillot a de nombreuses années d’expérience dans la formation supérieure et professionnelle. Il intervient en tant qu’enseignant et membre de jury d’examens. Il est déjà l’auteur de plusieurs livres dans le domaine juridique.

  • Droit constitutionnel et institutions politiques (édition 2017/2018)

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  • Sociologie politique ; comportements, acteurs et organisations

    Présentation

    Pourquoi vote-t-on pour tel parti  ? D’où viennent nos opinions politiques  ? Pourquoi l’abstention augmente-t- elle  ? Quels sont les ressorts de l’engagement  ? Qui sont les élites politiques et comment se structurent les partis  ?
    Cette introduction à la sociologie politique analyse le fonctionnement des démocraties représentatives contemporaines à la lumière des travaux qui ont marqué la discipline et de recherches plus récentes. Les notions essentielles et les principales controverses scientifiques sur les comportements, les élites et les organisations politiques sont richement illustrées d’exemples.
    Sommaire
    La participation politique dans les démocraties représentatives. Socialisation, attitudes et comportements politiques. Electeurs et abstentionnistes. L'engagement politique et l'action collective. Les professionnels de la politique. Partis et organisations politiques. Media et opinion publique. 

  • L'état nous rend-il meilleurs ? essai sur la liberté politique

    Présentation

    Comment conjuguer la justice sociale et les libertés individuelles? La pensée conservatrice et sa vision moraliste des urgences politiques triomphent désormais sans complexe dans tous les camps politiques et dans l'action de l'État, quelle que soit la couleur des gouvernements.
    Le problème principal de nos sociétés ne serait pas d'améliorer la condition économique des plus défavorisés, de mieux protéger les droits et les libertés de chacun, de réduire les inégalités de richesse et de pouvoir. Non.
    Ce qui préoccupe la pensée conservatrice, c'est l'effondrement d'un certain ordre moral fondé sur le goût de l'effort, le sens de la hiérarchie, le respect de la discipline, le contrôle des désirs, la fidélité aux traditions, l'identification à la communauté nationale et la valorisation de la famille «naturelle» et hétérosexuelle.
    Philosophe, Ruwen Ogien montre que nous avons des raisons philosophiques de résister à cette pensée et de lui préférer des idéaux politiques égalitaire et libertaire. Car ces idéaux sont plus en harmonie avec la conception de la liberté politique qui paraît la plus juste – ce qu'on appelle en philosophie la liberté négative.
    D'après elle, être libre n'est rien d'autre et rien de plus que le fait de ne pas être soumis à la volonté d'autrui.

  • L'Etat ; droit et politique

    Présentation

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    Qu’est-ce que l’État ? Au-delà de la formule prêtée à Louis XIV – « L’État, c’est moi  ! » – cette question fondamentale se pose dans des termes sans cesse renouvelés. Construit mais inachevé, l’État n’est pas un produit fini ou un modèle absolu et définitif. Au contraire, il est foncièrement appelé à évoluer dans l’espace et dans le temps. « On nous change notre État ! », s’exclamait déjà Maurice Hauriou à la fin du XIXe siècle. Aussi ce manuel vise-t-il à appréhender l’objet étatique dans ses traits ontologiques (et immuables ?) comme dans ses mutations contemporaines.
    À partir essentiellement du cas de la France, l’État est ici étudié à travers sa construction (théorique, historique, politique et juridique), son organisation (répartition verticale et horizontale du pouvoir), son action (via les finalités et les moyens de ses missions et fonctions) et son statut (sur le plan international). Non seulement, ces approches se veulent didactiques et complémentaires, mais elles mobilisent à la fois les sciences juridiques et politiques. Autant de caractéristiques qui font l’originalité de ce manuel sur l’État.
    Sommaire
    La construction de l'État.  La construction philosophique. La construction politique. La construction juridique.  Le statut et l'action internationale de l'État.  Le statut juridique international de l'État. L'action politique internationale de l'État.  L'organisation de l'État.  L'organisation politique de l'État. L'organisation administrative de l'État.  Les missions  de l'État.  Les politiques et services publics de l'État. Les moyens de l'action publique de l'État.

  • Politiques économiques

  • L'essentiel du droit des politiques sociales (édition 2017)

    Livre à feuilleter

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  • économie politique t.1 ; économie descriptive et comptabilité nationale (8e édition)

    Livre à feuilleter

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  • économie politique t.2 ; microéconomie

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  • Institutions politiques et sociales de l'Antiquité (12e édition)

    Présentation

    • Conçu dans l'esprit de rendre au droit et aux idées politiques leur place dans l'histoire ancienne, l'ouvrage rétablit les principaux types de pouvoir au sein des grands courants de la pensée antique. Ainsi est privilégié le lien entre structure politique et support idéologique, mécanisme de la décision et réalités socialesorganisation du droit et 
      forme du pouvoir

      La Grèce, dominée par la démocratie radicale d'Athènes, offre l'exemple d'une exceptionnelle réalisation de 
      l'esprit
      , tendue par une pensée rationnelle. Rome, à l'opposé, en sa république oligarchique bâtie au fil des siècles, révèle l'efficacité du pragmatisme, aussi secret dans sa science du gouvernement que redoutable dans son œuvre d'administration. L'art de faire des révolutions qui passent inaperçues, encore un trait du génie romain : l'Empire, par d'insensibles étapes, conduit à un État très moderne, avec sa bureaucratie, sa centralisation, son monopole du droit entre les mains du pouvoir. 
      Près de 75 documents originauxHistoriens et philosophes, poètes et juristes, moralistes et pamphlétaires invitent ainsi à entendre leur message en compagnie de quelques autres vestiges, inscriptions, lois ou fragments de l'éloquence judiciaire.
      Sommaire

    • Le décor et les acteurs de la vie politique en Grèce et à Rome
      La Grèce
      Les institutions politiques et sociales de Rome

      - la naissance et l'épanouissement de la cité Républicaine (du VIIIe siècle à 150 av. J.C.)
      - la crise de la république et l'Empire (150 av. J.C. - fin du IIIe siècle ap. J.C)
      L'antiquité tardive (284-565)

  • La Notion De Politique - Theorie Du Partisan

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