Vis ma vie

  • Que se dit-il dans une cour d'assises, où se côtoient professionnels et jury populaire ? Comment y rend-on la justice ? Après avoir suivi une quarantaine de procès de 2001 à 2016, véritable immersion dans les prétoires, Christiane Besnier propose la première approche ethnographique de cette juridiction. Elle étudie au plus près, tout en maintenant la distance de l'ethnologue, les rouages du jugement dans les affaires de moeurs (viols et incestes) et d'homicides (meurtres et assassinats).
    La recherche de la vérité en cour d'assises se rapproche d'une recherche en laboratoire. À partir de l'observation des faits, le président formule des hypothèses qu'il soumet au débat pour en mesurer la validité - un processus dans lequel l'oralité est décisive. Il est assisté dans cette tâche par les autres acteurs de l'audience. Ainsi, la cour d'assises produit une vérité construite collectivement. La comparaison avec la justice américaine, qui tend à désigner un gagnant et un perdant, au cours d'un affrontement entre avocats, met d'ailleurs en évidence la singularité du modèle français, où toutes les parties contribuent à la recherche graduelle de la vérité, faisant oeuvre commune.
    La Vérité côté cour initie le lecteur à toutes les étapes du procès, de la salle des pas perdus à celle des délibérés, et lui fait partager ces moments graves à travers de nombreuses citations saisies sur le vif.

  • Certains ont été blessés, violentés.
    D'autres ont volé, tué, séquestré. Victimes ou coupables supposés, les voici au tribunal. Pour les plus vulnérables comme pour les plus frustes, c'est l'un des seuls lieux où la parole leur soit donnée. Du récit cocasse de sa première plaidoirie à celui, poignant, d'un accident mortel dont le responsable traverse l'enfer avant de connaître la rédemption, Maître Mô, avocat au barreau de Lille, met en lumière des hommes, des femmes et des enfants confrontés à la justice.
    Un père de famille accusé d'avoir assassiné sa femme avec la complicité de son meilleur ami, les tortures que fait subir un couple à un sans-abri, une petite fille abusée par le compagnon de sa mère... Au guet-apens retrace l'éprouvant chemin jusqu'au jugement et au verdict, prévisible... ou pas.

  • Les déboires de Jessica Chaillette collaboratrice dans un cabinet d'avocats... une jeune avocate exploitée par son patron, mal payée, qui attend vainement la gratitude de ses clients et dont la vie personnelle part à vau-l'eau. mais qui a encore quelques idéaux !

  • Ce livre révèle, à travers le dialogue inédit entre une avocate et un juré marqués à jamais par ce qui a pu les réunir, dix années auparavant, le temps d'un procès, la face cachée d'un procès d'assises.
    De cette rencontre va naître un échange consacré à une enceinte où s'exposent les violences et les passions les plus extrêmes, au risque de voir la « dictature de l'émotion » l'emporter sur les grands principes qui fondent notre justice pénale et tout particulièrement l'impératif de la présomption d'innocence.
    L'avocate insiste sur le rôle prépondérant des magistrats professionnels qui devraient empêcher le juré de ne juger que sous le prisme de l'émotion . le juré dit avec force et justesse son impréparation totale à appréhender l'angoisse du pouvoir de juger. Tous deux ouvrent un débat sur le degré d'emprise du président sur « ses » jurés. L'un dit ses craintes quand l'autre raconte son vécu dans les coulisses de la cour d'assises, notamment lors des suspensions d'audience.
    Le dialogue entre les deux auteurs, souvent vif et sans concession, explore chaque recoin de cette enceinte .Chacun des auteurs s'est penché, avec un regard et une analyse inhérents à sa fonction, sur ce qui traverse le procès d'assises . de la presse judiciaire au concept de l'intime conviction, de la construction d'un délibéré aux influences qui envahissent chacun des jurés en proie à tant de sentiments contradictoires.

  • Il y a ce prévenu qui se demande s'il doit mettre une cravate tandis que que la procureure propose d'ôter ses talons. il y a cet homme transformé en Cendrillon par la mégère dont il est éperdument amoureux, et qui finit par la poignarder. Il y a cette feme qui ne sait pas si elle est encore la mère d'un mort. Qu'ils soient victimes, coupables ou innocents, l'avocat doit les faire entendre et convaincre des juges. mais pas seulement. Les défendre, c'est aussi lutter contre l'appareil judiciaire, ses incohérences et ses jugements expéditifs. C'est porter leur voix qui n'est plus écoutée.
    Et pour cela, sans doute faut-il commence par raconter leur histoire.

  • Recordman des acquittements aux assises, Éric Dupond-Moretti aurait un peu trop tendance, selon ses détracteurs, à faire relaxer tous ses clients. Il nous montre ici que la Justice, elle, à une réelle propension à condamner tous ceux qui paraissent devant elle.
    À travers le récit de plusieurs affaires criminelles dans lesquelles il est intervenu, traitées comme des thrillers dans des chapitres coups de poing, il dénonce les imperfections d'un système qui respecte de moins en moins les droits de la défense.
    Oubli délibéré de la présomption d'innocence, comme si juger consistait surtout à prouver la culpabilité... Écoutes tous azimuts, atteinte non justifiée à la vie privée... Communications intempestives à la presse qui influencent le public et sans doute les jurés... Ruses procédurales qui tordent le cou au déroulement équitable du procès... S'ensuit une guerre de plus en plus dure entre la magistrature et les avocats qui en ont assez d'être traités à leur tour comme des suspects. Sans compter tous les citoyens sans peur et sans reproche qui croyaient jusqu'ici qu'il suffisait, face à un tribunal, d'avoir la conscience tranquille...

  • La bataille judiciaire est sortie des prétoires, elle se joue désormais aussi bien dans l'arène médiatique que sur les réseaux sociaux : il s'agit souvent de gagner l'opinion publique à sa cause, plus que de convaincre le juge. Les ténors du barreau n'hésitent plus, pour certains, à fouler aux pieds le secret de l'instruction ou la présomption d'innocence. Les plus courtisés par la presse, entraînés par des communicants chevronnés, vont jusqu'à divulguer les procès verbaux pour contrer la partie adverse, empêcher un non-lieu ou peser sur le travail des magistrats. Le jeu est risqué. Quelques-uns s'y sont brûlé les ailes.

    Dans un monde où la communication est devenue une arme de destruction massive capable d'infléchir le cours d'un procès, les grands fauves du barreau aiguisent leurs griffes et rugissent d'autant plus fort.

    Au terme d'une longue enquête au coeur des palais de justice et dans les coulisses des cabinets, Valérie de Senneville et Isabelle Horlans ont mis au jour les stratégies, les méthodes et les secrets des plus illustres avocats, tels Éric Dupond- Moretti, David Koubbi, Jean Veil, Georges Kiejman ou encore Henri Leclerc.

  • En 1997, Dany Leprince est accusé d'avoir tué à coup de hachoir son frère, sa belle-soeur et deux de leurs filles. L'enquête est rapide, le procès expédié : le boucher de la Sarthe est condamné à perpétuité. Contre lui pourtant, aucune preuve matérielle, seuls les témoignages accablants mais contradictoires de sa femme et de l'une de ses filles. Cinq hauts magistrats reprennent l'enquête et insistent pour que Danny Leprince soit rejugé. Mais la Cour de révision n'est pas de cet avis.
    Franck Johannès explore cette enquête, pour que chacun soit à même de juger, en son âme et conscience.

    Franck Johannès est journaliste au Monde, où il est chargé des affaires de justice.

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  • « La rumeur peut être assassine ! » lança un président d'assises aux témoins tenant des propos contradictoires à l'égard d'une jeune femme, soupçonnée d'infidélité par son mari, jaloux et violent. Pourtant bonne mère de famille, fidèle, serviable, elle fut massécrée à coups de couteau par son époux ! Il ne s'agissait ni de polar ni de fiction.

    De nombreux procès d'assises se démarquent par leur ampleur, la folie, les erreurs ou les faux des témoignages d'accusés, de leurs avocats, de magistrats, d'experts, d'enquêteurs, de témoins dits de moralité, de proches des victimes, ou, plus rare, de rescapés de situations dramatiques.

    Ce livre rassemble les récits de nombreuses affaires judiciaires souvent passées inaperçues.

    Des Cold cases relatées !

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  • Tous les grands procès d'assises connaissent un moment précis où tout bascule : revirement d'un témoin, aveux inattendus d'un accusé, plaidoirie passionnée d'un avocat... Stéphane Durand-Souffland restitue l'atmosphère intense des prétoires confinés et décortique quatorze grandes affaires judiciaires, dont la disparition de Suzanne Viguier, le procès d'Yvan Colonna et le scandale d'Outreau.

  • Durant les semaines ayant précédé sa mort en août 2013, Jacques Vergès, au travers de longs entretiens avec François Dessy, revient sur son parcours d'homme et d'avocat, ses combats, ses échecs, ses certitudes et ses doutes. Résistant, anticolonialiste et avocat entre autres de Klaus Barbie et de Carlos, considéré comme l'un des avocats les plus brillants de sa génération, homme au parcours hors du commun entrecoupé par une disparition restée mystérieuse entre 1970 et 1978 et sur laquelle il a toujours refusé de s'expliquer..., Jacques Vergès a pris part aux débats et aux combats qui ont marqué la société ces soixante dernières années. Ce livre nous invite à les (re)découvrir, ainsi qu'à réfléchir sur les limites d'un métier où l'on défend parfois «l'indéfendable».

  • « Longtemps, la justice fut un monde d'hommes et, plus encore, une affaire d'hommes, avec ses codes et ses valeurs. Puis, les femmes ont investi la profession d'avocat avec leur sensibilité. Ce livre rend hommage à une vingtaine d'avocates d'exception à travers le monde. Chacune illustre, à sa façon, et par son combat, ces valeurs féminines de tolérance et de justice qu'elle entend défendre. Toutes ensemble, elles montrent la complexité et la richesse du métier d'avocat tel que le vivent et le façonnent les femmes.
    Certaines figures sont très connues et leur influence s'est étendue bien au-delà de leur barreau - Hillary Clinton, Shirin Ebadi, Christine Lagarde. -, mais j'aborde ici leur parcours sous le prisme de leur métier d'avocate. D'autres sont moins connues, voire totalement inconnues du grand public français. Elles n'en mènent pas moins un combat admirable dans leur pays. Qu'il s'agisse de Christina Swarns, au Brésil, de Karinna Moskalenko, en Russie, et de toutes les autres. Leur engagement montre comment, aujourd'hui dans le monde, la lutte pour les droits de l'homme passe par les femmes - parfois au péril de leur vie. » Christiane Féral-Schuhl

  • La parole et l'action

    Henri Leclerc

    • Fayard
    • 30 Août 2017

    L'avocat pénaliste, ancien membre du Conseil de l'Ordre et président d'honneur de la Ligue française pour la défense des droits de l'homme et du citoyen, revient sur soixante années de carrière. Il évoque ses affaires les plus célèbres : les manifestants de mai 1968, les mineurs des houillères, les militants indépendantistes algériens, etc.

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