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Les deux plus grands chroniqueurs judiciaires français arpentent depuis quinze ans les palais de justice et livrent ici le meilleur de ce qu'ils y ont vécu, en mille et un éclats haletants, tragiques ou tendres. Rien ne leur échappe ; aucun regard, aucune esquive, aucune ficelle. Ici on croise Yvan Colonna et le préfet Érignac, Guy Georges ou Michel Fourniret, les accusés d'Outreau, deux mères éplorées, chacune à sa façon - celles de Marie Trintignant et de Bertrand Cantat -, mais aussi toutes les célèbres voix du barreau : Hervé Temime, Georges Kiejman ou Éric Dupond-Moretti. Au fil de ce voyage dans la France des cours d'assises et des tribunaux se mêlent amants naïfs et grands voyous, vieillards amoureux et maris assassins, tueurs en série et criminels d'occasion, fous et écrivains, mendiants et milliardaires, enfants brisés et femmes perdues.

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Télérama




En quelques phrases, telles de véridiques microfictions, deux chroniqueurs dressent des portraits de justiciables d’une profonde humanité.





« Ripailleurs d’humanité », se définissent-ils en préambule, évoquant par cette métaphore rabelaisienne, ou brueghelienne, l’inépuisable festin de matière humaine auquel les convie chaque jour le métier de chroniqueur judiciaire qu’ils exercent tous deux avec excellence – Pascale Robert-Diard au Monde et Stéphane Durand-Souffland au Figaro. A quatre mains, versant au tronc commun leur expérience partagée des cours d’assises et des procès pénaux et leur subjectivité respective, ils ont écrit et composé ce singulier et passionnant ouvrage : Jours de crimes, déclinaison formelle inédite de non-fiction narrative, dont les pages très structurées voient défiler une hétéroclite et souvent poignante procession d’individus et de destins brisés – chaque silhouette, chaque existence saisie en quelques phrases, trois ou quatre paragraphes, jamais plus de quelques pages.



« Quand on veut défendre les gens, il faut les aimer », écrit Me Henri Leclerc dans ses Mémoires récemment publiés. Pour espérer les comprendre, il convient de les regarder et de les entendre – d’être attentif à la posture, au geste discret, au mot anodin par lequel se révèle une fêlure, un affolement ou une morgue –, professent par l’exemple les deux journalistes, tandis que se succèdent les scènes, comme autant de nouvelles captivantes sur fond de prétoire, où se croisent, s’affrontent ou s’accommodent accusés (anonymes ou célèbres), témoins, parfois victimes et gens de justice (avocats, magistrats, huissiers…). Des microfictions, en quelque sorte… à ceci près que tout ici est vrai – tout est vivant et grave, tout est humain donc pétri d’ambiguïté et d’incertitude.



Se révèlent aussi, en filigrane, les rouages et les rituels de la machine judiciaire. Et surgissent parfois, au gré d’une affaire ou d’un verdict, quelques discrètes mais essentielles prises de position – ainsi, dans le chapitre consacré à la notion de « Ressenti » : « En ces temps incertains où la victime est tout et où il suffit d’avoir l’impression d’en être une pour devenir quelqu’un, le ressenti devient roi, alors qu’il n’est que l’assassin de l’intelligence. »



 



3T Ed. L’Iconoclaste, 432 p., 20 €.



Autres informations

  • EAN 9791095438427
  • Disponibilité disponible
  • Nombre de pages 400 pages
  • Longueur 22 cm
  • Largeur 16 cm

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